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Discussion: [Topic Robert MORENO]

  1. #601
    Manager à l'anglaise Avatar de Gallarno
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    Citation Envoyé par Maradona Voir le message
    Déçu.
    Pas de progrès dans l'animation après pourtant, une semaine compète d'entrainement.
    Aucune inspiration dans les changements en cours de matchs.
    Seul Cesc sort du banc, malgré l'apathie générale. (Zagré et Baldé, notamment, auraient pu apporter un certain dynamisme qui manquait en l'absence de Golo (et Gelson).

    Match et semaine raté pour Bob....A suivre.
    Pas si déçu de mon côté. J'ai trouvé la 1ère MT vraiment bonne dans la mesure où on a réussi à bien asphyxier les Dijonnais, et souvent à lancer des combinaisons dangereuses. Dommage qu'on ne concrétise pas une de nos occases, sinon je pense vraiment qu'on peut dérouler en 2nde MT en s'étant rendu le match facile.

    La deuxième MT part malheureusement mal avec l'erreur décisive d'Adrien qui offre un but qui a galvanisé les Bourguignons. Ensuite on a ramé, on est tombé dans le piège de l'excès d'axialité qui est le danger à éviter n°1 avec notre système en losange. Et comme toi, j'ai longtemps attendu des changements, le remplacement de Slim (pas dans un bon soir) par Baldé semblait si évident que je croyais qu'il arriverait à l'heure de jeu. Et un passage à une configuration moins axiale comme un 4-3-3 ou 4-4-2 à plat aurait sans doute fait beaucoup de bien, c'est ce manque de proactivité qui m'a déçu chez Moreno.

    Les e xpected goals refl ètent notre domination : 2,21 vs 1,59 - l'écart est assez léger mais le duel de J. Tavares remporté par Lecomte doit compter pour pas loin de 1, dans une fin de match chaotique où chacun tentait le tout pour le tout pour l'emporter.
    Autrement dit, c'est le genre de match difficile, assez serré mais tout de même légèrement dominé, qu'on doit normalement remporter en faisant une perf' aboutie, donc sans concéder d'occasions bêtement et en étant un minimum réaliste dans la surface. La perf' globale était plutôt bonne mais il nous a manqué cette efficacité dans les 2 surfaces pour refléter au tableau d'affichage notre domination.

    Un jour j'arracherai l'ancre qui tient mon navire loin des mers

  2. #602
    Avatar de Tarô
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    Il vous en faut quand même pas beaucoup, je vous envie !

    Au final on fait quand même une belle saison moisie et on ne peut plus se cacher derrière le début de saison car on n'est pas en mesure de rattraper nos concurrents aujourd'hui. On perd à domicile contre Strasbourg, on fait nul à Dijon en passant extrêmement proche d'une défaite, je sais pas on peut se montrer un peu plus ambitieux et exigeant que ça non ?

    Encore une fois on a un effectif 10 fois au-dessus de la majorité de nos adversaires et on galère à TOUS LES MATCHS.

    Il n'y a pas si longtemps je pestais contre l'exigence trop extrême et les caprices de supporters monégasques mais vu le niveau d'exigence ici cette saison je me dis qu'on est vraiment parti dans l'autre extrême..
    Nous sommes tous des jardiniers.
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  3. #603
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    Citation Envoyé par Tarô Voir le message
    Il vous en faut quand même pas beaucoup, je vous envie !

    Au final on fait quand même une belle saison moisie et on ne peut plus se cacher derrière le début de saison car on n'est pas en mesure de rattraper nos concurrents aujourd'hui. On perd à domicile contre Strasbourg, on fait nul à Dijon en passant extrêmement proche d'une défaite, je sais pas on peut se montrer un peu plus ambitieux et exigeant que ça non ?

    Encore une fois on a un effectif 10 fois au-dessus de la majorité de nos adversaires et on galère à TOUS LES MATCHS.

    Il n'y a pas si longtemps je pestais contre l'exigence trop extrême et les caprices de supporters monégasques mais vu le niveau d'exigence ici cette saison je me dis qu'on est vraiment parti dans l'autre extrême..
    Tu as des mecs qui ont un niveau secondaire qui se font coacher par un entraîneur qui se base sur la philosophie d'Edgar Morin et qui ont des séquelles des séances d' entraînement.


    Ensuite, il récupère Roberte entraîneur High Tech érudit écrivain auteur d'un ouvrage de 200 pages rien que sur le 442 et d' un logiciel sur l'étude des joueurs de foot.

    Ils sont traumatisés. Laisse leur le temps mon dieu.

    Tu crois que le Docteur Moreno peut remettre à 100% en un mois des joueurs victimes de séquelles graves. Glik se remet peu à peu. Golovin a des rechutes. Gelson n'a pas supporté et a pété un câble. Badiashile pense qu' il mesure 1m74 et non 1m94, Adrien Silva est traumatisé à l' idée de se prendre 3 petits ponts par match.

    Un peu de compassion

  4. #604
    Buteur providentiel Avatar de Maradona
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    Citation Envoyé par Tarô Voir le message
    Encore une fois on a un effectif 10 fois au-dessus de la majorité de nos adversaires et on galère à TOUS LES MATCHS.
    C'est ce que je me disais aussi après ce match.
    Si on retire ce match face à Lille (ce 5-1 WTF) et son contexte (Jardim condamné, des joueurs survoltés, Lille qui nous prends de haut après humiliation qu'ils nous foutent 3 jours avant...) depuis combien de temps n'a-t-on pas maîtrisé un match "tranquillement" avec une victoire large et sans trembler. (ASM-BREST?)

    Pourtant on rencontre des équipes relativement faibles dans une L1 au rabais.
    Je ne sais pas d'ou vient le problème (coach?, joueurs?, dirigeants?, supporter?) mais la saison est bien dégueulasse quand même, dans le jeu, comme dans les résultats.

    Moins pire que la saison dernière, et heureusement car on pouvait difficilement faire pire, mais le contexte est aussi 1000 fois plus favorable (infirmerie vide, effectif bien plus qualitatif)
    Dernière modification par Maradona ; 23/02/2020 à 20h22.

  5. #605
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    Le match contre Montpellier etait abouti pour moi. On est en progres à mon sens. Après il y a encore beaucoup de travail pour ressentir une force collective correspondant à notre équipe.

  6. #606
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    @AlbertEM Ca ressemble étrangement à de l'auto-persuasion.
    Où se situe l'amélioration?
    Malgré des automatismes croissants, l'animation offensive régresse.
    On était la deuxième meilleure attaque du championnat, et en dépit de l'utilisation du binome Slim-WBY nous éprouvons les plus grandes difficultés à nous montrer dangereux.

    Quant aux responsabilités, on a souvent chargé les dirigeants, le coach ou les joueurs. Les supporters ont aussi leur part de responsabilité.
    Ces derniers temps on oscille entre 4000 et 5000 supporters à domicile, c'est indigne d'un club qui vise le podium amha.
    Heureusement que les supporters non résidents monégasques sont toujours présents lors des déplacements, merci à eux.

    Concernant Moreno, je ne vois pas trop ce qu'il a apporté à l'équipe. Sans des prestations réussies et quelques exploits individuels de notre tandem offensif, on serait à la rue.

    Edit @Gallarno si on considère que l'occaz de Tavarez compte pour près de 1 dans les expected goals, on ne doit pas être loin de 1,8 pour les deux occaz de Slimani.
    En retranchant cela du total des EG, ça tend à montrer qu'on était plus proche d'une purge que d'un match abouti.
    Dernière modification par LaughOrCry, MFs! ; 24/02/2020 à 08h32.

  7. #607
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    Perso, ce que je lui reproche surtout contre Dijon c'est la gestion de son groupe.

    Il dit qu'il donne sa chance à ceux qui le montrent à l'entrainement ok. Mais pendant le match tu vois bien que certains n'y sont pas ou que ton système ne fonctionne pas et tu ne changes rien.

    Ils servent à quoi les gars sur le banc au fait ? Je ne sais pas comment on du se sentir Baldé surtout et Zagré je n'en parle même pas sur le banc samedi...

    Je lui accorde du temps mais samedi perso il a perdu quelques points.
    ASM FC et David Trézéguet forever !!!

  8. #608
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    Citation Envoyé par LaughOrCry, MFs! Voir le message
    Edit @Gallarno si on considère que l'occaz de Tavarez compte pour près de 1 dans les expected goals, on ne doit pas être loin de 1,8 pour les deux occaz de Slimani.
    En retranchant cela du total des EG, ça tend à montrer qu'on était plus proche d'une purge que d'un match abouti.
    Pourquoi retrancher les 2 occases de Slimani dans nos occasions créées ? Ces occases étaient bien réelles pourtant.
    Moi j'ai mis de côté l'occase de Tavares car elle intervient à la 93ème dans un final enlevé ; mon propos était de dire que sans la double erreur FBT/Adrien, on aurait probablement pu faire un match où on se créait des occases sans vraiment en concéder - ce qui est normalement synonyme de victoire tranquille.

    Pas d'accord non plus sur le lien entre une quantité de xG et la notion de purge : on peut avoir un match où on joue très bien au foot mais on pêche à se créer des occases, et des mauvais matches où on sera dangereux grâce à du kick & rush ou des erreurs adverses.

    Un jour j'arracherai l'ancre qui tient mon navire loin des mers

  9. #609
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    L'occaz de Tavarez vaut autour de 0.8, reste donc encore 0.8

    De notre coté, il y a les deux occaz de Slim (0.7 * 2) dont la frappe de Fofana (0.15-0.2).
    Et l'action du but avec la tête d'Islam (0.15) et le but de Maripan (0.9).

    Trois occaz derrière c'est le néant. C'était ça que je mettais en exergue.

    L'histoire de l'équipe qui joue très bien mais qui galère à faire vivre le ballon dans les 40 derniers mètres adverses, j'y crois pas trop.

    Je n'ai rien contre les purges si elles permettent d'obtenir la victoire. Perso j'ai trouvé la première mi-temps soporifique. Je n'ai pas vu de tentative de rebattre les cartes par la suite.

  10. #610
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    Robert Moreno, entraîneur de Monaco : « Je me considère comme une éponge »
    L'entraîneur de Monaco estime avoir beaucoup appris lors de son parcours atypique, de ses petits boulots à son arrivée en Principauté.
    Antoine Maumon de Longevialle, à Monaco
    28 février 2020 à 00h27
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    Robert Moreno nous a reçus jeudi au stade Louis-II, dans la salle qu'il utilise avec son staff, à quelques mètres du vestiaire de l'AS Monaco, dont il est l'entraîneur depuis le 28 décembre. Sur la table, quelques feuilles et autant d'ordinateurs que d'adjoints. Derrière, un tableau sur lequel des flèches incompréhensibles doivent représenter les mouvements des joueurs de Reims, que l'ASM reçoit demain. Avec son débit mitraillette, le Catalan (42 ans) est revenu pendant trois quarts d'heure sur son parcours et son métier. Sous les yeux de ses adjoints, dont l'un a été son joueur à l'âge de 8 ans et un autre son pote de fac, Moreno a raconté son histoire : celle d'un jeune entraîneur qui ne pensait jamais pouvoir fréquenter les vestiaires professionnels, mais qui a déjà dirigé la sélection espagnole.

    En bref
    42 ans (esp)
    Entraîneur de l'AS Monaco
    2013 : il devient l'adjoint de Luis Enrique à Celta Vigo, après avoir été dans son staff au Barça B et à l'AS Rome. Il le suit aussi au FC Barcelone (2014-2017) et en sélection espagnole (2018-2019).
    2019 : le 26 mars, il remplace Luis Enrique, parti s'occuper de sa fille gravement malade, au poste de sélectionneur de l'Espagne. Il se fait limoger le 27 novembre, au retour de Luis Enrique.
    « Comment avez-vous commencé à vous intéresser au travail d'entraîneur ?
    J'avais 14 ans. Un jour à l'école, mon professeur d'éducation physique a dit qu'il avait besoin de quelqu'un pour l'aider, et j'ai dit : "Bien sûr, c'est du foot donc ça me plaît." J'ai commencé à entraîner des enfants, et l'un d'eux était Carlos (Martinez). Il avait 8 ans et il est désormais mon adjoint (responsable de l'analyse). Quand j'ai eu l'âge de passer mes diplômes, à 18 ans, je ne pouvais pas aller au centre où ça se déroulait parce que je n'avais pas de voiture. Donc, avec une association à qui j'en avais parlé, on a fait le tour des clubs de ma ville, à L'Hospitalet (dans la banlieue de Barcelone), pour trouver suffisamment d'étudiants, vingt-cinq ou trente, et ramener les cours du diplôme UEFA B dans ma ville. Je l'ai finalement eu avec Tito Vilanova (entraîneur du Barça en 2012-2013, décédé en 2014) et Rubi (entraîneur du Betis Séville).

    lire aussi
    Robert Moreno (Monaco) : « Parler du long terme, ça n'a pas de sens »

    C'est par la vidéo que vous avez intégré le football professionnel...
    Quand j'ai passé mes diplômes, j'étais avec Lluis Lainz, qui a été l'analyste de Bobby Robson au Barça, puis de Louis Van Gaal. J'ai vu qu'il utilisait la vidéo pour son travail, avec des cassettes VHS. Je me suis dit que ça pouvait aussi servir pour les enfants que j'entraînais. J'ai acheté une caméra et je me suis rendu compte que, quand tu montrais des choses en vidéo, tes joueurs assimilaient beaucoup plus vite. Et comme j'ai toujours adoré la technologie, j'ai trouvé là un moyen d'unir mes deux passions. À cette époque, je travaillais avec un logiciel qu'on utilise pour faire des montages de ses vacances. Pour analyser un match de quatre-vingt-dix minutes, je mettais huit heures. Je le faisais à chaque match : mon père ou ma femme filmait les matches. Je me disais aussi que ça serait très difficile d'être entraîneur professionnel, et que ma seule chance pour faire mon trou serait de me spécialiser. Et le travail avec la vidéo était amené à se développer. J'ai proposé mes services à beaucoup d'entraîneurs qui me disaient que ça ne servait à rien. C'était il y a vingt ans. On se moquait de ma femme, on lui demandait ce qu'elle faisait avec une caméra, pour quelle télévision elle travaillait... Aujourd'hui, pour n'importe quel match de moins de 19 ans, tu verras deux ou trois caméras en tribune.

    Comment avez-vous intégré le Barça B ?
    Il y a une personne, Joan Barbara, qui était le deuxième entraîneur du Barça B, avec Luis Enrique. Il s'est mis en couple avec ma meilleure amie. J'étais un malade de football lui un ancien pro, donc on parlait beaucoup. Le 11 juillet 2010, il me passe un coup de fil. C'était le jour où l'Espagne est devenue championne du monde. Il m'appelle à trente minutes du coup d'envoi pour me dire : "On a besoin d'un analyste, Luis Enrique veut parler avec toi." J'ai dû arrêter de travailler à la banque où j'étais.

    « À l'époque, c'était presque impossible de percer comme entraîneur sans avoir fait de carrière pro »


    Vous étiez banquier ?
    Mon premier travail a été gardien de sécurité dans une station-service. Ensuite j'ai travaillé dans plusieurs boutiques de vêtements, puis dans deux entreprises d'informatique comme commercial et dans la logistique. J'ai fait du droit pendant trois ans, mais ça ne m'a pas plu, donc j'ai changé pour commerce international, quatre ans, où j'ai rencontré Marc (Sellarés, devenu psychologue sportif et actuellement coordinateur du staff). Et finalement, je suis allé à la (banque) Caixa. À l'époque, c'était presque impossible de percer comme entraîneur sans avoir fait de carrière pro.

    En quoi toutes ces expériences vous servent-elles aujourd'hui ?
    J'ai appris que rien n'était impossible. À chaque fois que quelqu'un te dit que tu ne peux pas faire quelque chose, c'est une invitation à essayer encore plus de le faire. On m'a très souvent dit : "Tu ne pourras pas avoir ton diplôme d'entraîneur", et je l'ai eu ; "Tu ne pourras pas entraîner des équipes importantes en Catalogne", et je l'ai fait ; "Tu ne pourras pas aller dans le foot pro, tu ne pourras pas être un entraîneur de premier niveau", et je le suis. J'ai été sélectionneur de l'Espagne. Et aujourd'hui je suis en Ligue 1, à Monaco, dans l'un des plus grands clubs de France et d'Europe.


    AS Monaco ����

    @AS_Monaco
    �� Robert Moreno : "L'équipe a changé depuis que je suis arrivé au club. Je suis content de notre évolution. Nous avons travaillé sur l'aspect défensif notamment et on peut le constater aujourd'hui." �� #ASMSDR


    ROBERT MORENO
    www.asmonaco.com
    170
    14:56 - 27 févr. 2020
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    33 personnes parlent à ce sujet
    Vis-à-vis de vos joueurs, ce n'est jamais une gêne de ne pas avoir été professionnel ?
    Ça l'aurait été si j'avais dû être entraîneur tout de suite parce que j'aurais été limité dans le fait de savoir ce qu'est un vestiaire. Mais j'ai eu la chance d'être pendant neuf ans (dans les staffs de Luis Enrique) dans les meilleurs vestiaires du monde : à Barcelone, à la Roma, à Vigo, dans celui de la sélection espagnole. Je me considère comme une éponge. J'essaie d'apprendre vite quelle que soit la situation. Je ne suis un intégriste de rien, je ne dis pas : je suis comme ça et je ne change rien. Ce que veulent les joueurs, c'est uniquement que tu les aides, peu importe qui le fait. Au début, ils peuvent se dire : "Mais il n'a pas joué, comment va-t-il m'aider ?", mais une fois qu'il a vu que ce que tu dis a du sens et l'aide à être meilleur, tu l'as gagné.

    « Monaco doit être un Monaco monégasque. Chaque équipe doit avoir son propre style parce qu'elle a son histoire, son public, une culture »


    Ça a été facile pour vous d'avoir de l'autorité avec la sélection espagnole ?
    Je n'ai eu aucune difficulté. Déjà parce que j'étais adjoint depuis un an, ils me connaissaient. Entraîner une sélection est, entre guillemets, plus facile qu'entraîner en club. Tu as moins de situations de friction, moins de problèmes du quotidien, et tous les joueurs veulent être rappelés. Donc ils sont conditionnés à bien s'entendre avec toi et à bien faire les choses. Ce qu'ils veulent, c'est que tu leur parles avec sincérité, que tu ne leur mentes pas. Tu peux tout leur dire. Tu dois juste savoir comment le dire.

    Vous avez grandi avec le Barça. Aimeriez-vous qu'on dise que Monaco est un Barça français ?
    Monaco doit être un Monaco monégasque. Chaque équipe doit avoir son propre style parce qu'elle a son histoire, son public, une culture.


    Robert Moreno et ses joueurs à l'entraînement, jeudi. (F. Faugère/L'Équipe)
    Mais vos idées de jeu ne sont pas influencées par celles du Barça ?
    Mes idées de jeu sont influencées par beaucoup de styles. Je n'ai pas entraîné au centre de formation du Barça. Avant d'entraîner là-bas, je me suis occupé d'équipes modestes, qui ne pouvaient pas faire ce qu'on fait en formation au Barça. J'ai travaillé un an à l'AS Rome. J'ai vécu le football italien. J'y ai vu les bonnes et les mauvaises choses qu'ils font. J'ai travaillé à Vigo, dans une équipe pas destinée à jouer le haut de tableau, qui souffrait au début et qui a très bien terminé. Au final, le foot, ce sont les joueurs, pas les entraîneurs. Ce que nous, les entraîneurs, devons faire, c'est tirer le meilleur des joueurs que nous avons. Je ne vais pas demander à mes joueurs des choses qu'ils ne sauraient pas faire naturellement. Ce serait une erreur. Même une double erreur : leur demander cela et essayer de les convaincre qu'ils peuvent le faire.

    Si vous étiez un autre entraîneur de la Ligue 1, comme décririez-vous le Monaco de Moreno ?
    Comme une équipe en évolution, qui s'est beaucoup améliorée défensivement et qui commence à avoir la possession de balle. Et aussi, mais ce n'est pas tellement lié à moi, une équipe qui peut te faire mal de plusieurs façons : en contre-attaque, sur ballon arrêté, sur du jeu placé ; et je crois que c'est important d'avoir une équipe imprévisible. »

    Il prend la défense de Fabregas
    Interrogé durant l'entretien sur l'apport discutable de son milieu Cesc Fabregas, Robert Moreno a logiquement défendu son joueur. « Le premier match qu'on a joué, il a récupéré le ballon qui a amené au premier but (contre Reims, 2-1, en Coupe de France, le 4 janvier), a-t-il commencé à relever. Le corner sur lequel marque Slimani à Amiens (2-1, le 8 février) est tiré par lui. Je pourrais vous citer toute une liste. À vos yeux, Cesc ne fait pas ce que les gens attendent de lui. Mais à nos yeux, ceux du staff, il fait bien d'autres choses qui vont au-delà de ce qu'il fait sur le terrain. Avoir un joueur de son expérience, avec ce qu'il peut apporter au groupe, le contrôle qu'il peut te donner au jeu... Si tu attends que Cesc batte Bolt au 100 mètres, non. Mais c'était la même chose avec Sergio Busquets en sélection. Si tu utilises Sergio Busquets dans un contexte où l'équipe ne joue pas ensemble avec une pression à la perte du ballon, il ne va pas se distinguer. Il n'y a pas de bon ou de mauvais joueur, mais des contextes qui ne les favorisent pas. »
    Faut pas se laisser gagner par l'euphorie de croire que l'on est un homme important Louise Attaque

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