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  1. #1
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    [Match] 2003-04 - C1 - 1/4 retour - AS Monaco - Real Madrid 3-1

    Pas besoin d'entrée en matière pour ce match de légende, c'est un peu bateau d'ouvrir le topic de ce match mais son absence me faisait mal aux yeux depuis quelque temps

    Que dire, sinon que c'est surement le match qui m'a procuré le plus d'émotions, passant de l'abattement après le but de Raul à la décharge émotionnelle finale et incontrôlable...

    Les buts

    La fiche du match: http://www.lequipe.fr/Football/Footb...689_59619.html


    Citation Envoyé par lequipe.fr
    MONACO ÉCRIT SA LÉGENDE

    Par Cédric ROUQUETTE

    Monumental exploit de l'AS Monaco, qui élimine le Real Madrid de Zidane et Ronaldo (3-1, 2-4 à l'aller), grâce aux deux buts inscrits à Santiago-Bernabeu. Ludovic Giuly, auteur d'un doublé, et Fernando Morientes sont les buteurs du jour, dans un match complètement fou en deuxième période.


    Monaco et Chelsea qualifiés

    C'est un moment fou, comparable en intensité à une finale d'Euro 2000 remportée au but en or contre l'Italie. Un exploit européen comme le football français n'en avait pas vécu depuis l'élimination du Milan AC par Bordeaux (0-2, 3-0) en quart de finale de la Coupe de l'UEFA 1996. L'AS Monaco, révélation continentale de la saison, a éliminé le Real Madrid, ses Galactiques, son titre officieux de plus grand club du monde et son impression de maîtrise absolue laissée au match aller, par une victoire indiscutable, inoubliable, exceptionnelle (3-1). Rien, à part les discours volontaristes des joueurs de Didier Deschamps, ne paraissait en mesure de dessiner une possible qualification pour les demi-finales de la C1. Aucun club français n'avait atteint ce niveau depuis 1998. C'était déjà l'AS Monaco alors éliminée par... la Juventus de Deschamps et Zidane. Quel profil allait offrir l'ASM cinq jours après son brouillon contre Ajaccio (3-3) ? Que pouvait faire Monaco après avoir encaissé un 4-2 sans démériter à l'aller ?

    Pas grand chose dans l'absolu, et pas grand chose au vu des toutes premières minutes marquées par une domination totale du Real, le pied collé sur le ballon, puis bientôt par une belle ouverture du score de Raul (35e, 0-1). Il fallut alors la foi d'un Ludovic Giuly revenu au sommet de sa forme, au meilleur moment, pour faire basculer une rencontre dont le scénario paraissait s'écrire inexorablement. Une volée croisée à peine déviée dans le but de Casillas durant le temps additionnel (46e, 1-1) et le match tournait pour de bon. Touché dans son orgueil, le Real en perdit d'un coup sa confiance, sa capacité d'initiative et le peu d'équilibre qui lui restait. En face, l'ASM a appuyé, de toutes ses forces, et atteint l'espace de quelques minutes le nécessaire état second qui autorise les grands exploits. Une superbe détente de Morientes (48e, 2-1) puis une authentique «Rabah Madjer» de Giuly (66e, 3-1), et Monaco faisait basculer l'histoire du côté le plus improbable.

    Avec deux frappes monégasques sur les montants, de Nonda (81e) puis d'Adebayor (92e), la suite du match n'a pas fait non plus dans l'ordinaire. Auparavant, le Real avait fait le silence, pour quelques secondes, sur un but de Raul refusé pour un léger hors jeu (74e) puis surtout sur une volée au-dessus du numéro 7 madrilène après un beau service de Zidane (94e). Juste avant le coup de sifflet libérateur de M. Collina. Les joueurs de Didier Deschamps, comme tous les grands champions, ont sorti le match qu'il fallait au moment où ils n'avaient plus le choix. Ils sont aujourd'hui en demi-finale de la Ligue des champions, contre Chelsea. Mais cette fois, le match retour aura lieu à l'extérieur.


    Les échecs du Real et d'Arsenal

    Pour le Real Madrid, cette élimination face à un club surendetté, virtuellement en L2 il y a neuf mois, et au stade cinq fois plus petit que le sien, constitue une gigantesque contre-performance. La deuxième en peu de temps après sa défaite en finale de la Coupe d'Espagne contre Saragosse (2-3 ap). Au mieux, le Real de Florentino Perez sera champion d'Espagne en fin de saison. Il appartiendra au président madrilène d'estimer, face aux socios, si ce bilan est suffisant, et si sa méthode de gestion faites de coups marketing est adaptée pour un club dont la volonté est de tout gagner. Les préparations d'avant-saison en Asie et le désintérêt quasiment assumé du Real pour l'aspect défensif du jeu ont précipité ce qui est un échec spectaculaire. Entre gens intelligents, les dirigeants de ce club légendaire sauront forcément rectifier le tir cet été.

    L'épisode du départ de Claude Makelele semble bien loin aujourd'hui, mais il prend un relief désarmant à l'heure où son club d'arrivée, Chelsea, obtient au même moment son billet pour les demi-finales. Le club de Gallas et du mécène Abramovitch a été le surprenant bourreau d'Arsenal. Les Gunners d'Arsène Wenger, comme par fatalité, ont une nouvelle fois flanché bien trop tôt au regard de leurs ambitions et de l'efficacité qu'ils savent déployer avant le printemps. Ils avaient toujours gagné contre Chelsea cette saison. Après le nul concédé à l'aller (1-1), ils ont perdu à Highbury (1-2), à trois minutes de la fin, sur un coup de patte de Bridge, payant au pire moment leur manque de réalisme et leur incapacité chronique à doubler la mise dans les matches-clef. Deschamps retrouvera donc un de ses anciens clubs (1999-2000) sur la route de ce qui serait sa sixième finale de Ligue des champions depuis 1993. Dans l'ivresse d'un stade Louis-II ému comme jamais, il s'en moquait pourtant mardi soir.


    Zidane et Morientes à la lutte


    Citation Envoyé par lequipe.fr
    Foot - C1 - Deschamps : «Exceptionnel !»

    Au coup de sifflet final, Didier Deschamps a laissé explosé sa joie en compagnie de tout le staff monégasque avant de tirer un grand coup de chapeau à ses joueurs (au micro de TF1), auteurs d'une excellente prestation. L'entraîneur de l'ASM n'a pas oublié non plus de souhaiter autant de bonheur aux Lyonnais, opposés au FC Porto, mercredi soir à Gerland.





    «Les joueurs sont en train d'écrire une superbe page d'histoire pour Monaco et tout le football français. Ce n'était pas évident, mais c'est mérité sur ce qu'on a fait aujourd'hui. C'est la preuve qu'en football tout peut arriver, qu'il faut y croire jusqu'au bout. C'est vrai que les joueurs ont réalisé quelque chose d'exceptionnel ce soir. A la mi-temps, je leur ai dit de continuer. Nous avons eu des opportunités en première période. Il fallait les bousculer en peu plus, un peu plus haut. Et à d'autres moments savoir freiner et attendre car ils ont la possession du ballon, on ne peut pas lutter contre ça. Nous avons été décisifs, nous aurions pu l'être encore plus, nous touchons deux poteaux. Mais je me répète, nous avons fait quelque chose d'exceptionnel. On aura forcément un très bon adversaire en demi-finale. Je souhaite à tous les Lyonnais et à Paul Le Guen de connaître la même réussite demain , et que eux aussi se retrouvent en demi-finale.»



    Les deux héros du soir, Giuly et Morientes, n'avaient pas tout à fait conscience de vivre un moment unique dans leur carrière. «Je n'ai pas trop réalisé sur le moment, mais c'est un moment magique, un grand moment aussi pour le football français et Monaco, déclare Ludovic Giuly. On a tout donné, on a fait preuve d'un grand état d'esprit de groupe. Mais nous procédons par étapes». Fernando Morientes, prêté à l'ASM par le Real Madrid, a savouré à sa façon. « Ce chemin m'a fait rencontrer des amis. Cela me fait mal de les battre, mais je ne dois pas trop y penser. Je suis professionnel, je porte les couleurs de Monaco. Alors, je déguste. L'équipe a fait tout son possible. Le travail a été spectaculaire. Maintenant, on y va pas à pas. Et on continue à rêver».


    La joie de Didier Deschamps contrastait bien évidemment avec la déception dans les rangs madrilène à l'image du meneur de jeu des Bleus, Zinedine Zidane (au micro de TF1) : «Le meilleur a gagné ce soir. On est tous très déçus. Ce qui a fait la différence, c'est de prendre un but en fin de première période. La victoire est méritée, il faut féliciter Monaco. J'avais connu ça avec Bordeaux contre le Milan AC, maintenant je suis dans l'autre camp. Il faut accepter le fait que Monaco ait été bien meilleur que nous ce soir. Bien sûr, ça me fait plaisir pour Didier Deschamps».


    Un sentiment partagé par l'entraîneur des Merengue, Carlos Queiroz qui, beau jour, a félicité son adversaire. «Je veux féliciter Monaco. On ne s'attendait pas à une telle déroute. Deux buts ont été très importants : le deuxième monégasque à l'aller, qui est dû à un manque de concentration, et celui de l'égalisation au retour (1-1). Il a donné une grande confiance et beaucoup d'illusions aux Monégasques. Il a permis aux Monégasques d'entrevoir le chemin de la qualification. On a tout tenté pour marquer en fin de match sans réussite. Paradoxalement, ce résultat très décevant peut nous permettre de terminer encore plus fort en Championnat. Mais j'assume la responsabilité de la défaite.»

    Rodriguez et Giuly en plein tour d'honneur


    Citation Envoyé par maxifoot.fr
    Revue de presse de Monaco-Real
    10 avr. 2004 - Par Axel Ouvrard



    Au lendemain de la qualification de l'AS Monaco devant le Real, les réactions en France et Espagne sont dithyrambiques sur la performance de Monaco. Un rappel avec une petite revue de presse pour les amateurs du genre !

    Une deuxième mi-temps incroyable de Monaco permet aux joueurs de la Principauté d'éliminer le
    Real Madrid de la Ligue de Champions (3-1 au retour, 5-5 sur l'ensemble des deux matchs), et propulse les coéquipiers de Ludovic Giuly, deux fois buteur, en demi-finale où ils rencontreront l'autre surprise de la soirée, Chelsea. La presse, n'a bien sur pas manqué de parler de l'évennement !

    «Ils l'ont fait !» tel était le titre de l'édition monégasque du quotidien régional Nice-Matin. Après un incroyable retournement de situation, les joueurs de Didier Deschamps "survoltés" éliment le favori de la plus prestigieuse des compétitions européennes.

    «Un Monaco royal terrasse le grand Madrid» a titré le Parisien, soulignant que la qualification était d'autant plus difficile à obtenir que les espagnols avaient ouvert le score à Louis II. Mais les prestations "magnifiques" de Ludovic Giuly et Fernando Morientes ont eu raison de l'équipe merengue.

    Le Figaro continue de parler d'"exceptionnel exploit " . Face aux "Galactiques" contre qui ils n'avaient rien à perdre, les Monégasques ont crée une "surprise ébouriffante" en battant les hommes de Carlos Queiroz. Un rêve qui semblait "incommensurable" après le score du match aller (4-2 pour le Real), mais qui est pourtant devenu réalité au bout d'un match tendu, disputé dans une «ambiance de feu» .

    Pour Le Monde, «Monaco rayonne et éclipse les étoiles du Real Madrid» . Le quotidien du soir explique que pour une fois le stade Louis II a perdu le sens de la mesure et que c'est devant un "public déchaîné" que les joueurs de Didier Deschamps ont écrit une belle page de l'histoire du football français. C'est un «match événement qui a fait chavirer le coeur des téléspectateurs habitués des soirées européennes» .




    La presse spécialisée n'était pas en reste :

    D'après L'Equipe, grâce à ce «fantastique et monumental exploit» , Monaco «écrit sa légende» . Le quotidien sportif rappelle que les deux buts monégasques du match aller ont, sans aucun doute, été décisifs. Une deuxième mi-temps "complètement folle" a permis a permis de faire vivre aux supporter présents au stade Louis II ainsi qu'au téléspectateurs, un moment «inoubliable et exceptionnel» .

    Pour nos confrères de Sport24, la performance des joueurs est "exceptionnelle" . Face à cette mission que l'on disait "impossible" , Monaco, emmené par "super Giuly" a réussi un véritable «tour de force» en s'offrant «le scalp d'une équipe madrilène trop suffisante» .




    De l'autre côté des Pyrénées, les réactions sont assez cinglantes envers le Real :

    Les mots de Raul : «c'est une grande déception» ont été repris dans la plupart des quotidiens espagnols et par le site officiel du grand club de la capitale. L'avant centre du Real Madrid reconnaît que l'on ne peut se permettre une performance moyenne en coupe d'Europe, sinon, "c'est dehors" . Il admet également la supériorité de l'équipe de Didier Deschamps, qui selon lui a été "bien supérieure" .

    El Mundo Deportivo, journal pro-Barcelone, est très sévère avec son ennemi castillan, parlant d'un Real Madrid «à la rue» face à un Monaco "étincelant" porté par Giuly et Morientes "impériaux" pendant tout le match. Le journal catalan, parle de la défense madrilène qui prend l'eau régulièrement, comme d'un «véritable talon d'Achille» .

    Le journal Marca tente de trouver des explications à la "déroute merengue" en reprenant les propos de Jorge Valdano, directeur sportif du Real : «Nous avons dominé tout le match, mais en 25mn, ils nous ont condamnés. Il nous a manqué la réponse physique» . Il s'est également prononcé sur le cas Morientes : «Je ne regrette pas que nous n'ayons pas mis de clause lui interdisant de jouer contre nous, mais à l'avenir il faudra y réfléchir» . Le joueur toujours payé en partie par le Real a joué un grand rôle dans l'élimination des "Galactiques" .

    Enfin, la presse espagnole est unanime au moment de féliciter "el Capitán" Ludovic Giuly auteur d'un match "stellaire" , donnant le tournis à Roberto Carlos et à toute l'équipe madrilène.




    En Angleterre, Monaco a déjoué les pronostics :

    The Guardian insiste plutôt sur la grande performance de Fernando Morientes : «La puissance de Morientes envoie le Real au tapis» . Le Real est entré sur la pelouse en «se voyant déjà au tour suivant» . Selon le journal anglais, Chelsea ne doit pas déjà se voir en finale car il faudra se méfier de Didier Deschamps, qui impressionne par ses qualités tactiques.

    La dernière étape avant la finale de la Ligue des Champions s'annonce très ouverte entre deux challengers victorieux. Monaco peut croire en ses chances face à Chelsea, dont les qualités défensives sont néanmoins plus importantes que celles du Real.


    Nando après son but

  2. #2
    Avatar de Sophie
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    June 2004
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    Un article de Nice-Matin, le lendemain du match

    Citation Envoyé par Nice-Matin - J.B L
    Entrés dans la légende du football français après avoir réussi l’un des plus grands exploits en éliminant les « Galactiques » du Real Madrid, les « Etoiles » monégasques défient l’Europe à commencer par Chelsea le 20 avril.
    Au casino de Monte-Carlo les Madrilènes étaient sûrs de décrocher le jackpot. Mais le tapis vert s’est dérobé sous leurs pieds fragiles (3-1). A la roulette ils avaient tout misé sur le noir et c’est le rouge qui est sorti. Les croupiers monégasques leur ont taillé des croupières. Les Galactiques n’étaient pas ceux que l’on attendait mardi soir, c’est Monaco qui était bien sûr un nuage pour une fois sur une autre planète.
    <O</O
    « Je pense que les joueurs ont écrit une page extraordinaire du football monégasque et du football français en général, reconnaissait Didier Deschamps. Cela leur donnera plus d’obligations dans l’avenir et dans le championnat de L1. Pour le moment nous n’avons toujours rien gagné. Pouvoir éliminer le Real restera quelque chose merveilleux, mais cela ne garantit rien et ne nous donne pas de titre. Simplement leur permettre d’être plus convaincus de pouvoir aller plus vers l’avant, vers le haut, et de continuer à travailler pour avoir une récompense à la fin de cette saison ».<O</O
    Championnat et Ligue des Champions, Monaco se prépare une fin de saison palpitante mais le coach s’est bien gardé de faire un choix en conférence de presse. « Il fait qu’il y ait un titre, quelque chose pour concrétiser cette saison que les joueurs sont en train de réaliser. Que ce soit l’un ou l’autre, ils seront tous les 2 difficiles à atteindre. Mais pour que cela reste une très grande année, forcément c’est important de décrocher un titre au bout. »<O</O

    Le coach n’avouera pas s’il s’attendait exactement à ce scénario : « C’est facile de le dire après. Il fallait trouver le bon compromis offensif et défensif. J’étais convaincu que nous saurions de nouveau créer des occasions de marquer, mais ma préoccupation principale était de bien défendre proprement et ce n’était pas évident. Mes joueurs l’ont fait beaucoup mieux cette fois qu’à l’aller. »<O</O

    Finalement tout est rose pour une équipe jugée déclinante physiquement. « Beaucoup de personnes disaient que tout va mal » rétorque pourtant le coach. Ajoutant « qu’en football tout va très vite, c’est facile de jeter au pilon tout ce qui a été réalisé pendant des mois et des mois. Mes joueurs ne sont pas des robots, ceux du Real non plus, on l’a bien vu. Ils peuvent connaître des difficultés, des passages à vide. Nous en avons eu aussi, même si ce n’était qu’Ajaccio. Vendredi dernier, pendant 45 minutes, les Corses nous ont causé bien des misères et ont été hyper réalistes. J’espère que cela ne nous arrivera pas souvent, mais il faut respecter la qualité de l’adversaire et mes joueurs ne se sont jamais crus plus beaux, plus supérieurs que les autres, il faut le démontrer à chaque fois et c’est dur. »<O</O

    L’entraîneur monégasque estime qu’avant cette 2<SUP>ème</SUP> manche à 4-2, les joueurs du Real pouvaient raisonnablement penser qu’ils avaient pratiquement déjà la qualification en poche même si dans leurs déclarations ils étaient restés mesuré. Il leur suffisait de gérer.<O</O
    « Forcément il y avait une motivation, une détermination plus forte dans notre camp que chez eux. Et c’est logique au vu du match aller car en accélérant seulement pendant 30 minutes ils avaient pu nous infliger 4 buts. Cela semble tout à fait normal. Après la qualification se joue sur 2 manches. Nous avions commis des erreurs à l’aller qui nous ont coûté cher. C’était important de ne pas les renouveler mardi soir. Et puis après je n’ai pas une équipe de bras cassés comme l’on dit, glisse-t-il au passage, mais des joueurs volontaires de talent, qui ont un potentiel important. Et quand ils travaillent tous les uns pour les autres, cela donne une équipe très compétitive. »
    Un grand moment ce match. Je me souviens également des remarques de mes collègues niçois et marseillais de l'époque, qui me chariaient en me disant de ne pas y aller, surtout après le résultat du match aller.
    Comme j'étais trop fière le lendemain !

  3. #3
    10 000 fans Facebook Avatar de Bryce de Menou
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    December 2005
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    Moselle
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    Faites chier les gars... J'ai envie de pleurer... (c'est vrai en plus, je viens de regarder la vidéo et franchement...)
    Au revoir mon club... Re-bonjour ?

  4. #4
    Colosse du milieu Avatar de Raiden
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    September 2005
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    oisif, dans l'oise!
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    Dans cette perdio de trouble (pour combien de temps encore?)
    on pourrait presque oublier que des joueurs qui ont porté le maillot monegasque ont pu réaliser de telles performance!

    ce soir j'etais dans un état second!

    j'avais meme des potes qui m'appelait, ebloui par la performance!



    Le retour a la réalité n'est est que plus dure: match pour le maintien, demain soir, a Caen...

  5. #5
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    January 2005
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    Un match plein. Les 14 joueurs monégasques qui ont foulé la pelouse ce soir-là étaient au sommet de leur forme.

    J'y croyais pas avant le match, je m'y suis mis à y croire à la mi-temps.
    Les deux poteaux de Shaba et Adé m'ont fait mortellement flipper ("on a la poisse, on passera pas"), le coeur qui s'arrête de battre lors de l'ultime contre madrilène et la reprise de Raul dans les étoiles, là où l'espace d'une soirée vivaient Giuly, Morientes & co...

    Magique (mais perso, j'ai encore plus adoré la demi, surtout le match aller face à Chelsea où je suis passé de la rage après les simulations grotesques de Maké et Desailly, l'expulsion de Zikos à l'euphorie totale avec ce but somptueux de nando et la résurrection de Shaba)

  6. #6
    18ème homme Avatar de Lord Munegu
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    June 2008
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    J'avais regardé ce match à la télé, chez moi.

    Je regardais avec mon père, qui me disait "Pfffeuh ils vont se prendre une belle catole !". Un pote à moi me disaient "Ils vont faire comme Marseille, ils vont s'en prendre une belle !". Moi seul étais persuadé que Monaco pouvait (et alalit) le faire.
    Ce 6 avril 2004 (c'est bien ça la date exacte ? ) je suis donc devant ma télé. Quand Raùl marque, que le Real mène 5-2 sur les deux matchs, je me dis "et merde" alors que mon père me chambre gentiment. Je lui dis "t'inquiètes, ils vont en marquer 3". Lui n'avait pas vraiment l'air convaincu. Quand Giuly marque juste avant la mi-temps, je me dis "Ca y est ils vont le faire !". Je vous laisse deviner ma réaction quand Morientes a marqué. Mais le plus beau moment restera la tallonade de Giuly. J'ai crié quand j'ai vu ça. J'en avais les larmes aux yeux. Ce but magnifique, les supporters en délire dans le stade, les commentateurs de TF1, tout ça... Mon père la ramenait moins d'un coup . Je savais que Monaco allait le faire. J'ai frissonné jusqu'au coup de sifflet final, avec le but hors-jeu de Raùl et sa reprise manquée. Mon coeur battait vraiment fort. Et quand le coup de sifflet final a retenti...les émotions que j'ai ressenti... jamais j'avais connu ça !

    C'est certainement le plus beau match de football, par le contexte, l'ambiance, le résultat, que j'ai pu voir à la télé (certes je regarde pas souvent le foot à la télé mais ce match c'était vraiment magique).
    J'ai encore la larme à l'oeil quand je revois des vidéos de ce match, surtout la tallonade de Giuly !

  7. #7
    Colosse du milieu Avatar de paul debresie
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    Quelque part...
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    Apres le but a la 82eme minute du match aller, marquè par nando, je me disais, "je sais pas pourquoi, mais ce but il peut etre celui qui fera la differance"...puis le jour du match retour, aux abord du louis2 je sentais cette ambiance qui fait que on se dit que l exploit qui va se faire, tout en repensant a ce but a bernabeu...

    l ambiance est monte crescendo, tout comme le score!!! avec un un moment une osmose equipe public, comme il y en a eu peu au louis 2, et comme on n est pas pret d en revoir...( mais ceci est une autre histoire)

  8. #8
    18ème homme Avatar de hugolino
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    Je me souviens le jour du match j'étais en Espagne avec mon équipe on avait un match contre Alicante. Le soir au resto on suivait le score sur les portables... toute mon équipe était pour l'om et donc pour le real ce soir là.
    A 1-0 j'avais parié que je me mettais à poil si Monaco gagnait. A la fin du match j'étais sorti dans la rue et je courais autour du rond point nu (enfin j'avais gardé les chaussette faisait pas chaud quand même!!!). Le patron du resto avait appelé les flics. C'était génial
    Le lendemain dans le bus on avait mis le drapeau de monaco et on passait en claxonant. Grand moment ce match, personnellement j'ai encore plus apprécier la victoire face au real que face à chelsea (contre chelsea c'était la routine on avait l'habitude de gagner les grosses équipes)

  9. #9
    10 000 fans Facebook Avatar de Horace Vink
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    A l'aéroport de Bajajas à Madrid, nous étions un petit millier à faire une haie d'honneur sous les applaudissements à nos joueurs après leur superbe prestation de Santiago Bernabeu. (0-1 à la mi temps pour l'ASM) Chacun d'entres nous savourions ce moment si particulier en imaginant avec peu d'espoir une qualification. J'annonce à Rodriguez que l'exploit est possible et il me répond d'un petit " Merci d'y croire ". Morientes signe des autographes et semble triste ; Adebayor fait le con et arrive à décrisper tout le monde. On sent que les joueurs, on pris un coup derrière la tête et que cette deuxième mi-temps leur a fait mal.

    On retrouvera nos héros quelques jours plus tard pour l'une des plus belles pages de l'histoire du football Français. Un Louis II plein à craquer malgré le peu d'engouement des supporters madrilènes pour ce déplacement d'où des places invendus. Le déroulement du match on le connait tous ! les dernières minutes furent difficiles et nous étions tous en tribune à rêver debout et à se pincer tellement le scenario paraissait impossible.
    J'aimerais tant revivre ce tour d'honneur encore une fois dans ma vie, tellement ce soir là nous avions cotoyé les cieux !
    Dernière modification par Horace Vink ; 25/09/2008 à 16h38.

  10. #10
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    Je viens de me regarder le match

    Putain, c'est incroyable. Les sentiments ressentis sont tellement faible en comparaison avec ceux ressentis à l'époque, pourtant je me sens tout bizarre.

    Quel groupe ! Quel groupe ! Le plus incroyable n'est même pas le jeu déployé, même pas les buts, mais de voir l'équipe pousser dans le même sens. A chaque toucher de balle le joueur qui possédait le ballon devenait mon joueur préféré. Chacun avait sa particularité, même les défauts de certains les rendaient encore plus attachants. Se dire qu'on a gagné ce match avec Julien Rodriguez, qui, il faut le dire, n'était pas un grand défenseur, même pas réellement bon pour le championnat. Hugo Ibarra, ce joueur qui pouvait sortir de gros matches comme des matches ratés, qui te sorts des coups du foulars. Rothen et sa tête de con qui finissait tous les matches de ligue des champions avec son short complètement marron. Sa spéciale : "je prend la balle, je me retourne, je me re-retourne, je me re-re-retourne, etc...".

    Roma nous sort un gros match merdique, mais rien que le voir hurler de joie, limite une veine sur le front (Flavio quoi !), ça pardonne tout. Jaro qui fut légendaire ce soir là. Edouard Cissé qui me donnait l'impression de faire 25m à chaque enjambée, Nonda qui était à l'époque mon joueur préféré (Sabani18 mon premier pseudo), Adeb' et son look partenaire minceur.

    Puis Prso, Giuly, Morientes quoi ! La classe, la hargne ! INCROYABLE !

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