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Voir la version complète : [Match] 2003-04 - C1 - 1/4 retour - AS Monaco - Real Madrid 3-1



Night
21/03/2008, 19h03
Pas besoin d'entrée en matière pour ce match de légende, c'est un peu bateau d'ouvrir le topic de ce match mais son absence me faisait mal aux yeux depuis quelque temps :blush:

Que dire, sinon que c'est surement le match qui m'a procuré le plus d'émotions, passant de l'abattement après le but de Raul à la décharge émotionnelle finale et incontrôlable...

Les buts (http://www.youtube.com/watch?v=5QkKaSbyiCw&feature=related)

La fiche du match: http://www.lequipe.fr/Football/FootballFicheMatch7689_59619.html



MONACO ÉCRIT SA LÉGENDE

Par Cédric ROUQUETTE

Monumental exploit de l'AS Monaco, qui élimine le Real Madrid de Zidane et Ronaldo (3-1, 2-4 à l'aller), grâce aux deux buts inscrits à Santiago-Bernabeu. Ludovic Giuly, auteur d'un doublé, et Fernando Morientes sont les buteurs du jour, dans un match complètement fou en deuxième période.


Monaco et Chelsea qualifiés

C'est un moment fou, comparable en intensité à une finale d'Euro 2000 remportée au but en or contre l'Italie. Un exploit européen comme le football français n'en avait pas vécu depuis l'élimination du Milan AC par Bordeaux (0-2, 3-0) en quart de finale de la Coupe de l'UEFA 1996. L'AS Monaco, révélation continentale de la saison, a éliminé le Real Madrid, ses Galactiques, son titre officieux de plus grand club du monde et son impression de maîtrise absolue laissée au match aller, par une victoire indiscutable, inoubliable, exceptionnelle (3-1). Rien, à part les discours volontaristes des joueurs de Didier Deschamps, ne paraissait en mesure de dessiner une possible qualification pour les demi-finales de la C1. Aucun club français n'avait atteint ce niveau depuis 1998. C'était déjà l'AS Monaco alors éliminée par... la Juventus de Deschamps et Zidane. Quel profil allait offrir l'ASM cinq jours après son brouillon contre Ajaccio (3-3) ? Que pouvait faire Monaco après avoir encaissé un 4-2 sans démériter à l'aller ?

Pas grand chose dans l'absolu, et pas grand chose au vu des toutes premières minutes marquées par une domination totale du Real, le pied collé sur le ballon, puis bientôt par une belle ouverture du score de Raul (35e, 0-1). Il fallut alors la foi d'un Ludovic Giuly revenu au sommet de sa forme, au meilleur moment, pour faire basculer une rencontre dont le scénario paraissait s'écrire inexorablement. Une volée croisée à peine déviée dans le but de Casillas durant le temps additionnel (46e, 1-1) et le match tournait pour de bon. Touché dans son orgueil, le Real en perdit d'un coup sa confiance, sa capacité d'initiative et le peu d'équilibre qui lui restait. En face, l'ASM a appuyé, de toutes ses forces, et atteint l'espace de quelques minutes le nécessaire état second qui autorise les grands exploits. Une superbe détente de Morientes (48e, 2-1) puis une authentique «Rabah Madjer» de Giuly (66e, 3-1), et Monaco faisait basculer l'histoire du côté le plus improbable.

Avec deux frappes monégasques sur les montants, de Nonda (81e) puis d'Adebayor (92e), la suite du match n'a pas fait non plus dans l'ordinaire. Auparavant, le Real avait fait le silence, pour quelques secondes, sur un but de Raul refusé pour un léger hors jeu (74e) puis surtout sur une volée au-dessus du numéro 7 madrilène après un beau service de Zidane (94e). Juste avant le coup de sifflet libérateur de M. Collina. Les joueurs de Didier Deschamps, comme tous les grands champions, ont sorti le match qu'il fallait au moment où ils n'avaient plus le choix. Ils sont aujourd'hui en demi-finale de la Ligue des champions, contre Chelsea. Mais cette fois, le match retour aura lieu à l'extérieur.


Les échecs du Real et d'Arsenal

Pour le Real Madrid, cette élimination face à un club surendetté, virtuellement en L2 il y a neuf mois, et au stade cinq fois plus petit que le sien, constitue une gigantesque contre-performance. La deuxième en peu de temps après sa défaite en finale de la Coupe d'Espagne contre Saragosse (2-3 ap). Au mieux, le Real de Florentino Perez sera champion d'Espagne en fin de saison. Il appartiendra au président madrilène d'estimer, face aux socios, si ce bilan est suffisant, et si sa méthode de gestion faites de coups marketing est adaptée pour un club dont la volonté est de tout gagner. Les préparations d'avant-saison en Asie et le désintérêt quasiment assumé du Real pour l'aspect défensif du jeu ont précipité ce qui est un échec spectaculaire. Entre gens intelligents, les dirigeants de ce club légendaire sauront forcément rectifier le tir cet été.

L'épisode du départ de Claude Makelele semble bien loin aujourd'hui, mais il prend un relief désarmant à l'heure où son club d'arrivée, Chelsea, obtient au même moment son billet pour les demi-finales. Le club de Gallas et du mécène Abramovitch a été le surprenant bourreau d'Arsenal. Les Gunners d'Arsène Wenger, comme par fatalité, ont une nouvelle fois flanché bien trop tôt au regard de leurs ambitions et de l'efficacité qu'ils savent déployer avant le printemps. Ils avaient toujours gagné contre Chelsea cette saison. Après le nul concédé à l'aller (1-1), ils ont perdu à Highbury (1-2), à trois minutes de la fin, sur un coup de patte de Bridge, payant au pire moment leur manque de réalisme et leur incapacité chronique à doubler la mise dans les matches-clef. Deschamps retrouvera donc un de ses anciens clubs (1999-2000) sur la route de ce qui serait sa sixième finale de Ligue des champions depuis 1993. Dans l'ivresse d'un stade Louis-II ému comme jamais, il s'en moquait pourtant mardi soir.

http://www.lequipe.fr/Xml/Football/Dossiers/Media/060404_Arsenal_Chelsea_Reuters.jpg

Zidane et Morientes à la lutte



Foot - C1 - Deschamps : «Exceptionnel !»

Au coup de sifflet final, Didier Deschamps a laissé explosé sa joie en compagnie de tout le staff monégasque avant de tirer un grand coup de chapeau à ses joueurs (au micro de TF1), auteurs d'une excellente prestation. L'entraîneur de l'ASM n'a pas oublié non plus de souhaiter autant de bonheur aux Lyonnais, opposés au FC Porto, mercredi soir à Gerland.





«Les joueurs sont en train d'écrire une superbe page d'histoire pour Monaco et tout le football français. Ce n'était pas évident, mais c'est mérité sur ce qu'on a fait aujourd'hui. C'est la preuve qu'en football tout peut arriver, qu'il faut y croire jusqu'au bout. C'est vrai que les joueurs ont réalisé quelque chose d'exceptionnel ce soir. A la mi-temps, je leur ai dit de continuer. Nous avons eu des opportunités en première période. Il fallait les bousculer en peu plus, un peu plus haut. Et à d'autres moments savoir freiner et attendre car ils ont la possession du ballon, on ne peut pas lutter contre ça. Nous avons été décisifs, nous aurions pu l'être encore plus, nous touchons deux poteaux. Mais je me répète, nous avons fait quelque chose d'exceptionnel. On aura forcément un très bon adversaire en demi-finale. Je souhaite à tous les Lyonnais et à Paul Le Guen de connaître la même réussite demain , et que eux aussi se retrouvent en demi-finale.»



Les deux héros du soir, Giuly et Morientes, n'avaient pas tout à fait conscience de vivre un moment unique dans leur carrière. «Je n'ai pas trop réalisé sur le moment, mais c'est un moment magique, un grand moment aussi pour le football français et Monaco, déclare Ludovic Giuly. On a tout donné, on a fait preuve d'un grand état d'esprit de groupe. Mais nous procédons par étapes». Fernando Morientes, prêté à l'ASM par le Real Madrid, a savouré à sa façon. « Ce chemin m'a fait rencontrer des amis. Cela me fait mal de les battre, mais je ne dois pas trop y penser. Je suis professionnel, je porte les couleurs de Monaco. Alors, je déguste. L'équipe a fait tout son possible. Le travail a été spectaculaire. Maintenant, on y va pas à pas. Et on continue à rêver».


La joie de Didier Deschamps contrastait bien évidemment avec la déception dans les rangs madrilène à l'image du meneur de jeu des Bleus, Zinedine Zidane (au micro de TF1) : «Le meilleur a gagné ce soir. On est tous très déçus. Ce qui a fait la différence, c'est de prendre un but en fin de première période. La victoire est méritée, il faut féliciter Monaco. J'avais connu ça avec Bordeaux contre le Milan AC, maintenant je suis dans l'autre camp. Il faut accepter le fait que Monaco ait été bien meilleur que nous ce soir. Bien sûr, ça me fait plaisir pour Didier Deschamps».


Un sentiment partagé par l'entraîneur des Merengue, Carlos Queiroz qui, beau jour, a félicité son adversaire. «Je veux féliciter Monaco. On ne s'attendait pas à une telle déroute. Deux buts ont été très importants : le deuxième monégasque à l'aller, qui est dû à un manque de concentration, et celui de l'égalisation au retour (1-1). Il a donné une grande confiance et beaucoup d'illusions aux Monégasques. Il a permis aux Monégasques d'entrevoir le chemin de la qualification. On a tout tenté pour marquer en fin de match sans réussite. Paradoxalement, ce résultat très décevant peut nous permettre de terminer encore plus fort en Championnat. Mais j'assume la responsabilité de la défaite.»

http://www.tribuneindia.com/2004/20040408/s7.jpg
Rodriguez et Giuly en plein tour d'honneur




Revue de presse de Monaco-Real
10 avr. 2004 - Par Axel Ouvrard



Au lendemain de la qualification de l'AS Monaco devant le Real, les réactions en France et Espagne sont dithyrambiques sur la performance de Monaco. Un rappel avec une petite revue de presse pour les amateurs du genre !

Une deuxième mi-temps incroyable de Monaco permet aux joueurs de la Principauté d'éliminer le
Real Madrid de la Ligue de Champions (3-1 au retour, 5-5 sur l'ensemble des deux matchs), et propulse les coéquipiers de Ludovic Giuly, deux fois buteur, en demi-finale où ils rencontreront l'autre surprise de la soirée, Chelsea. La presse, n'a bien sur pas manqué de parler de l'évennement !

«Ils l'ont fait !» tel était le titre de l'édition monégasque du quotidien régional Nice-Matin. Après un incroyable retournement de situation, les joueurs de Didier Deschamps "survoltés" éliment le favori de la plus prestigieuse des compétitions européennes.

«Un Monaco royal terrasse le grand Madrid» a titré le Parisien, soulignant que la qualification était d'autant plus difficile à obtenir que les espagnols avaient ouvert le score à Louis II. Mais les prestations "magnifiques" de Ludovic Giuly et Fernando Morientes ont eu raison de l'équipe merengue.

Le Figaro continue de parler d'"exceptionnel exploit " . Face aux "Galactiques" contre qui ils n'avaient rien à perdre, les Monégasques ont crée une "surprise ébouriffante" en battant les hommes de Carlos Queiroz. Un rêve qui semblait "incommensurable" après le score du match aller (4-2 pour le Real), mais qui est pourtant devenu réalité au bout d'un match tendu, disputé dans une «ambiance de feu» .

Pour Le Monde, «Monaco rayonne et éclipse les étoiles du Real Madrid» . Le quotidien du soir explique que pour une fois le stade Louis II a perdu le sens de la mesure et que c'est devant un "public déchaîné" que les joueurs de Didier Deschamps ont écrit une belle page de l'histoire du football français. C'est un «match événement qui a fait chavirer le coeur des téléspectateurs habitués des soirées européennes» .




La presse spécialisée n'était pas en reste :

D'après L'Equipe, grâce à ce «fantastique et monumental exploit» , Monaco «écrit sa légende» . Le quotidien sportif rappelle que les deux buts monégasques du match aller ont, sans aucun doute, été décisifs. Une deuxième mi-temps "complètement folle" a permis a permis de faire vivre aux supporter présents au stade Louis II ainsi qu'au téléspectateurs, un moment «inoubliable et exceptionnel» .

Pour nos confrères de Sport24, la performance des joueurs est "exceptionnelle" . Face à cette mission que l'on disait "impossible" , Monaco, emmené par "super Giuly" a réussi un véritable «tour de force» en s'offrant «le scalp d'une équipe madrilène trop suffisante» .




De l'autre côté des Pyrénées, les réactions sont assez cinglantes envers le Real :

Les mots de Raul : «c'est une grande déception» ont été repris dans la plupart des quotidiens espagnols et par le site officiel du grand club de la capitale. L'avant centre du Real Madrid reconnaît que l'on ne peut se permettre une performance moyenne en coupe d'Europe, sinon, "c'est dehors" . Il admet également la supériorité de l'équipe de Didier Deschamps, qui selon lui a été "bien supérieure" .

El Mundo Deportivo, journal pro-Barcelone, est très sévère avec son ennemi castillan, parlant d'un Real Madrid «à la rue» face à un Monaco "étincelant" porté par Giuly et Morientes "impériaux" pendant tout le match. Le journal catalan, parle de la défense madrilène qui prend l'eau régulièrement, comme d'un «véritable talon d'Achille» .

Le journal Marca tente de trouver des explications à la "déroute merengue" en reprenant les propos de Jorge Valdano, directeur sportif du Real : «Nous avons dominé tout le match, mais en 25mn, ils nous ont condamnés. Il nous a manqué la réponse physique» . Il s'est également prononcé sur le cas Morientes : «Je ne regrette pas que nous n'ayons pas mis de clause lui interdisant de jouer contre nous, mais à l'avenir il faudra y réfléchir» . Le joueur toujours payé en partie par le Real a joué un grand rôle dans l'élimination des "Galactiques" .

Enfin, la presse espagnole est unanime au moment de féliciter "el Capitán" Ludovic Giuly auteur d'un match "stellaire" , donnant le tournis à Roberto Carlos et à toute l'équipe madrilène.




En Angleterre, Monaco a déjoué les pronostics :

The Guardian insiste plutôt sur la grande performance de Fernando Morientes : «La puissance de Morientes envoie le Real au tapis» . Le Real est entré sur la pelouse en «se voyant déjà au tour suivant» . Selon le journal anglais, Chelsea ne doit pas déjà se voir en finale car il faudra se méfier de Didier Deschamps, qui impressionne par ses qualités tactiques.

La dernière étape avant la finale de la Ligue des Champions s'annonce très ouverte entre deux challengers victorieux. Monaco peut croire en ses chances face à Chelsea, dont les qualités défensives sont néanmoins plus importantes que celles du Real.

http://perso.monaco377.com/evaselli/2004/images/ASM-Real-joie3.JPG

Nando après son but

Sophie
21/03/2008, 20h30
Un article de Nice-Matin, le lendemain du match



Entrés dans la légende du football français après avoir réussi l’un des plus grands exploits en éliminant les « Galactiques » du Real Madrid, les « Etoiles » monégasques défient l’Europe à commencer par Chelsea le 20 avril.
Au casino de Monte-Carlo les Madrilènes étaient sûrs de décrocher le jackpot. Mais le tapis vert s’est dérobé sous leurs pieds fragiles (3-1). A la roulette ils avaient tout misé sur le noir et c’est le rouge qui est sorti. Les croupiers monégasques leur ont taillé des croupières. Les Galactiques n’étaient pas ceux que l’on attendait mardi soir, c’est Monaco qui était bien sûr un nuage pour une fois sur une autre planète.
<O:p</O:p
« Je pense que les joueurs ont écrit une page extraordinaire du football monégasque et du football français en général, reconnaissait Didier Deschamps. Cela leur donnera plus d’obligations dans l’avenir et dans le championnat de L1. Pour le moment nous n’avons toujours rien gagné. Pouvoir éliminer le Real restera quelque chose merveilleux, mais cela ne garantit rien et ne nous donne pas de titre. Simplement leur permettre d’être plus convaincus de pouvoir aller plus vers l’avant, vers le haut, et de continuer à travailler pour avoir une récompense à la fin de cette saison ».<O:p</O:p
Championnat et Ligue des Champions, Monaco se prépare une fin de saison palpitante mais le coach s’est bien gardé de faire un choix en conférence de presse. « Il fait qu’il y ait un titre, quelque chose pour concrétiser cette saison que les joueurs sont en train de réaliser. Que ce soit l’un ou l’autre, ils seront tous les 2 difficiles à atteindre. Mais pour que cela reste une très grande année, forcément c’est important de décrocher un titre au bout. »<O:p</O:p

Le coach n’avouera pas s’il s’attendait exactement à ce scénario : « C’est facile de le dire après. Il fallait trouver le bon compromis offensif et défensif. J’étais convaincu que nous saurions de nouveau créer des occasions de marquer, mais ma préoccupation principale était de bien défendre proprement et ce n’était pas évident. Mes joueurs l’ont fait beaucoup mieux cette fois qu’à l’aller. »<O:p</O:p

Finalement tout est rose pour une équipe jugée déclinante physiquement. « Beaucoup de personnes disaient que tout va mal » rétorque pourtant le coach. Ajoutant « qu’en football tout va très vite, c’est facile de jeter au pilon tout ce qui a été réalisé pendant des mois et des mois. Mes joueurs ne sont pas des robots, ceux du Real non plus, on l’a bien vu. Ils peuvent connaître des difficultés, des passages à vide. Nous en avons eu aussi, même si ce n’était qu’Ajaccio. Vendredi dernier, pendant 45 minutes, les Corses nous ont causé bien des misères et ont été hyper réalistes. J’espère que cela ne nous arrivera pas souvent, mais il faut respecter la qualité de l’adversaire et mes joueurs ne se sont jamais crus plus beaux, plus supérieurs que les autres, il faut le démontrer à chaque fois et c’est dur. »<O:p</O:p

L’entraîneur monégasque estime qu’avant cette 2<SUP>ème</SUP> manche à 4-2, les joueurs du Real pouvaient raisonnablement penser qu’ils avaient pratiquement déjà la qualification en poche même si dans leurs déclarations ils étaient restés mesuré. Il leur suffisait de gérer.<O:p</O:p
« Forcément il y avait une motivation, une détermination plus forte dans notre camp que chez eux. Et c’est logique au vu du match aller car en accélérant seulement pendant 30 minutes ils avaient pu nous infliger 4 buts. Cela semble tout à fait normal. Après la qualification se joue sur 2 manches. Nous avions commis des erreurs à l’aller qui nous ont coûté cher. C’était important de ne pas les renouveler mardi soir. Et puis après je n’ai pas une équipe de bras cassés comme l’on dit, glisse-t-il au passage, mais des joueurs volontaires de talent, qui ont un potentiel important. Et quand ils travaillent tous les uns pour les autres, cela donne une équipe très compétitive. »

Un grand moment ce match. Je me souviens également des remarques de mes collègues niçois et marseillais de l'époque, qui me chariaient en me disant de ne pas y aller, surtout après le résultat du match aller.
Comme j'étais trop fière le lendemain !

Bryce de Menou
21/03/2008, 21h03
Faites chier les gars... J'ai envie de pleurer...:pleure: (c'est vrai en plus, je viens de regarder la vidéo et franchement...:pleure:)

Raiden
21/03/2008, 23h26
Dans cette perdio de trouble (pour combien de temps encore?)
on pourrait presque oublier que des joueurs qui ont porté le maillot monegasque ont pu réaliser de telles performance!

ce soir j'etais dans un état second!

j'avais meme des potes qui m'appelait, ebloui par la performance!



Le retour a la réalité n'est est que plus dure: match pour le maintien, demain soir, a Caen...:/:

Zezem
22/03/2008, 10h54
Un match plein. Les 14 joueurs monégasques qui ont foulé la pelouse ce soir-là étaient au sommet de leur forme.

J'y croyais pas avant le match, je m'y suis mis à y croire à la mi-temps.
Les deux poteaux de Shaba et Adé m'ont fait mortellement flipper ("on a la poisse, on passera pas"), le coeur qui s'arrête de battre lors de l'ultime contre madrilène et la reprise de Raul dans les étoiles, là où l'espace d'une soirée vivaient Giuly, Morientes & co...

Magique (mais perso, j'ai encore plus adoré la demi, surtout le match aller face à Chelsea où je suis passé de la rage après les simulations grotesques de Maké et Desailly, l'expulsion de Zikos à l'euphorie totale avec ce but somptueux de nando et la résurrection de Shaba)

Lord Munegu
19/06/2008, 20h35
J'avais regardé ce match à la télé, chez moi.

Je regardais avec mon père, qui me disait "Pfffeuh ils vont se prendre une belle catole !". Un pote à moi me disaient "Ils vont faire comme Marseille, ils vont s'en prendre une belle !". Moi seul étais persuadé que Monaco pouvait (et alalit) le faire.
Ce 6 avril 2004 (c'est bien ça la date exacte ? :rire:) je suis donc devant ma télé. Quand Raùl marque, que le Real mène 5-2 sur les deux matchs, je me dis "et merde" alors que mon père me chambre gentiment. Je lui dis "t'inquiètes, ils vont en marquer 3". Lui n'avait pas vraiment l'air convaincu. Quand Giuly marque juste avant la mi-temps, je me dis "Ca y est ils vont le faire !". Je vous laisse deviner ma réaction quand Morientes a marqué. Mais le plus beau moment restera la tallonade de Giuly. J'ai crié quand j'ai vu ça. J'en avais les larmes aux yeux. Ce but magnifique, les supporters en délire dans le stade, les commentateurs de TF1, tout ça... Mon père la ramenait moins d'un coup :rire:. Je savais que Monaco allait le faire. J'ai frissonné jusqu'au coup de sifflet final, avec le but hors-jeu de Raùl et sa reprise manquée. Mon coeur battait vraiment fort. Et quand le coup de sifflet final a retenti...les émotions que j'ai ressenti... jamais j'avais connu ça !

C'est certainement le plus beau match de football, par le contexte, l'ambiance, le résultat, que j'ai pu voir à la télé (certes je regarde pas souvent le foot à la télé ^^ mais ce match c'était vraiment magique).
J'ai encore la larme à l'oeil quand je revois des vidéos de ce match, surtout la tallonade de Giuly !

paul debresie
20/06/2008, 12h20
Apres le but a la 82eme minute du match aller, marquè par nando, je me disais, "je sais pas pourquoi, mais ce but il peut etre celui qui fera la differance"...puis le jour du match retour, aux abord du louis2 je sentais cette ambiance qui fait que on se dit que l exploit qui va se faire, tout en repensant a ce but a bernabeu...

l ambiance est monte crescendo, tout comme le score!!! avec un un moment une osmose equipe public, comme il y en a eu peu au louis 2, et comme on n est pas pret d en revoir...( mais ceci est une autre histoire)

hugolino
24/09/2008, 14h26
Je me souviens le jour du match j'étais en Espagne avec mon équipe on avait un match contre Alicante. Le soir au resto on suivait le score sur les portables... toute mon équipe était pour l'om et donc pour le real ce soir là.
A 1-0 j'avais parié que je me mettais à poil si Monaco gagnait. A la fin du match j'étais sorti dans la rue et je courais autour du rond point nu (enfin j'avais gardé les chaussette faisait pas chaud quand même!!!). Le patron du resto avait appelé les flics. C'était génial:rire:
Le lendemain dans le bus on avait mis le drapeau de monaco et on passait en claxonant. Grand moment ce match, personnellement j'ai encore plus apprécier la victoire face au real que face à chelsea (contre chelsea c'était la routine on avait l'habitude de gagner les grosses équipes:ninja::café:)

Horace Vink
24/09/2008, 16h14
A l'aéroport de Bajajas à Madrid, nous étions un petit millier à faire une haie d'honneur sous les applaudissements à nos joueurs après leur superbe prestation de Santiago Bernabeu. (0-1 à la mi temps pour l'ASM) Chacun d'entres nous savourions ce moment si particulier en imaginant avec peu d'espoir une qualification. J'annonce à Rodriguez que l'exploit est possible et il me répond d'un petit " Merci d'y croire ". Morientes signe des autographes et semble triste ; Adebayor fait le con et arrive à décrisper tout le monde. On sent que les joueurs, on pris un coup derrière la tête et que cette deuxième mi-temps leur a fait mal.

On retrouvera nos héros quelques jours plus tard pour l'une des plus belles pages de l'histoire du football Français. Un Louis II plein à craquer malgré le peu d'engouement des supporters madrilènes pour ce déplacement d'où des places invendus. Le déroulement du match on le connait tous ! les dernières minutes furent difficiles et nous étions tous en tribune à rêver debout et à se pincer tellement le scenario paraissait impossible.
J'aimerais tant revivre ce tour d'honneur encore une fois dans ma vie, tellement ce soir là nous avions cotoyé les cieux !

Rivaldinho
04/12/2008, 04h46
Je viens de me regarder le match:pleure:

Putain, c'est incroyable. Les sentiments ressentis sont tellement faible en comparaison avec ceux ressentis à l'époque, pourtant je me sens tout bizarre.

Quel groupe ! Quel groupe ! Le plus incroyable n'est même pas le jeu déployé, même pas les buts, mais de voir l'équipe pousser dans le même sens. A chaque toucher de balle le joueur qui possédait le ballon devenait mon joueur préféré. Chacun avait sa particularité, même les défauts de certains les rendaient encore plus attachants. Se dire qu'on a gagné ce match avec Julien Rodriguez, qui, il faut le dire, n'était pas un grand défenseur, même pas réellement bon pour le championnat. Hugo Ibarra, ce joueur qui pouvait sortir de gros matches comme des matches ratés, qui te sorts des coups du foulars. Rothen et sa tête de con qui finissait tous les matches de ligue des champions avec son short complètement marron. Sa spéciale : "je prend la balle, je me retourne, je me re-retourne, je me re-re-retourne, etc...".

Roma nous sort un gros match merdique, mais rien que le voir hurler de joie, limite une veine sur le front (Flavio quoi !:oh:), ça pardonne tout. Jaro qui fut légendaire ce soir là. Edouard Cissé qui me donnait l'impression de faire 25m à chaque enjambée, Nonda qui était à l'époque mon joueur préféré (Sabani18 mon premier pseudo:cool:), Adeb' et son look partenaire minceur.

Puis Prso, Giuly, Morientes quoi ! La classe, la hargne ! INCROYABLE !

juan brujo
12/03/2009, 00h46
voici la photo du 11 de départ contre le real :

http://www.pari-et-gagne.com/images/monaco2004.jpg
Ibarra, Plasil, E. Cissé, Prso, Morientes, Roma (debout).
Givet, Giuly (cap.), Rothen, Rodriguez, Evra (accroupis).

Night
10/01/2010, 17h56
Je me rappelais plus à quel point les joueurs du Real semblaient sûrs d'eux (les grands sourires après leur but notamment -__- ).
J'avais zappé aussi qu'on avait touché deux fois les poteaux par Nonda et Adé et surtout la montée rageuse et décisive de Doudou Cissé sur le 3e but :oh:
Et Ibarra, il revient quand il veut pour donner des cours de "gris gris" à Mollo.

Mention aussi à la fin de match complètement moisie de Flavio Roma (Juan et Tarô :fleur: ).


ASM - Real Madrid (1ère partie) (http://www.youtube.com/watch?v=ql1rxgH95vA&feature=related)

ASM - Real Madrid (2ème partie) (http://www.youtube.com/watch?v=3f3XbOiBv1A&feature=related)

PS: Et au passage, merci à celui qui a mis toutes ces vidéos en ligne, il passe peut être par le Vizu parfois ^^

Franck
10/01/2010, 18h51
Ce match, je l'ai sur mon PC, avec les commentaires des 2 bouffons de tf1 et ça, ça n'a pas de prix :love:

juan brujo
10/01/2010, 21h23
super match de flavio. l'homme du match à n'en pas douter.
il a muselé zizou et figo à lui seul.

Toune
11/01/2010, 11h58
Bélin, mais vous avez pas le droit de mettre des vidéos comme ça, 6 ans après j'ai toujours les frissons en regardant ce match.

Quel souvenir, au stade avec Tarô et d'autres collègues, vers la 85ème minute, je me suis mis a genou dans le stade, j'étais en train de pleurer et j'arrivais pas à y croire, quand l'arbitre a sifflé la fin du match, j'ai mis une dizaine de secondes à réaliser et on s'est tous sauté dessus.

Première fois que je voyais une queue monstrueuse pour avoir les billets du match, vraiment grosse ambiance et émotion incroyable.

TimeBomb
11/01/2010, 13h55
J'étais en Allemagne pendant le match, j'ai vu le résumé du match tard dans la soirée et j'suis passé par toutes les émotions.

Ensuite je me suis masturbé toute la nuit sur un porno allemand des années 70.

C'était bon. :blush:

petithomme
11/01/2010, 14h58
J'étais devant ma télé avec mon ex et un autre couple d'amis qui ne sont pas très foot.
C'était la première fois qu'il me voyait en transe devant un match, je crois pas qu'ils ont réussi à avoir un dialogue décent avec moi durant toute la partie.
J'ai sauté partout sur le but de Ludo, me suis roulé par terre. Ils ont eu peur, et ont du coup facilement compris ma décision future de me taper 2500Km aller retour en caisse pour aller voir la finale.

Ce match me fout encore des frissons aujourd'hui.

Zezem
11/01/2010, 21h36
Ce match est encore plus marquant que le but de FJM contre Toulouse :rire:

Veille d'exam, j'étais avec un pote (supporter de l'ASM également) dans ma piaule d'étudiant pour mater le match. Déjà, dès 18h je sentais une boule dans le ventre, j'y croyais.

Pourtant, on avait vu une vraie différence de niveau au match aller. Madrid était un ton au-dessus. Cela dit pour le retour ce serait sans Beckham qui nous aurait pourri par sa qualité de conservation du ballon.

A 0-1 je n'y croyais plus. Puis on s'est bien remis dans le match et le but de Ludo juste avant la pause laisse espérer. Les Madrilènes semblaient déjà baisser de pied, le coup était jouable. Sur le but de Nando, c'est un orgasme cérébral. Ce but est le plus beau de la saison (avec le retourné de Giuly vs Lens), et il nous met en position de force avec une mi-temps entière pour claquer le petit pion qui nous enverrait en demies. Après le troisième but, trou noir de quelques minutes: je me souviens vaguement de hurlements et d'embrassades avec mon pote mais les pieds ne touchent déjà plus terre.

Puis vient le gros stress. on touche deux fois les poteaux, ça sent la vaseline, derrière on est fébriles. Dernière contre attaque du Real et si Raul l'avait mise au fond alors j'aurais incrusté la forme de mon crâne dans le béton du mur de ma piaule. Coup de sifflet final, soulagement, on est comme deux ahuris, presque à pleurer. Je n'avais pas connu autant d'adrénaline dans un match de foot depuis la demi finale de C3 volée contre l'Inter. Sauf que là ça se terminait bien. Soirée finie au bar comme il se doit jusqu'à pas d'heure. Tant pis pour les exams, il y a des moments qui se fêtent et je ne savais pas encore qu'ils allaient être aussi rares pour l'ASM des années 2000.

Edit: je viens de me faire les liens donnés plus haut pour le plaisir, et c'est fou mais je ne me souvenais plus du tout que Raul avait réduit la marque avant de voir son but annulé pour un hors-jeu de justesse. Ca ajoute encore au côté épique de ce match mémorable. :love:

juan brujo
10/02/2012, 14h34
reportage sympa du site uefa (http://fr.classics.uefa.com/match=1062128.html) qui a classé ce match dans les "classic" de la champions.
dèche et dado reviennent sur ce match et sur le parcours de l'asm cette année là.

Tetsuo
12/02/2012, 15h58
"Le Real Madrid c'était une sacrée équipe, une sacrée fourchette de joueurs" ^^
(2mn36)
On t'aime Dado ;)

Raiden
07/04/2014, 08h06
Putain, 10 ans quoi!

Zezem
07/04/2014, 13h10
10 ans et pourtant le souvenir est toujours frais dans mon esprit, comme si c'était hier.

La détente stratosphérique de Morientes, la Madjer de Ludo et cette incroyable explosion de joie, la tension jusqu'à la fin de match et cette reprise de Raul qui fuit le cadre de Flavio, la délivrance, Ludo juché sur les épaules de Rodriguez. "C'est nous les Galactiques!". Oh oui, c'était eux les Galactiques.

Comme si c'était hier.

frãzinho
07/04/2014, 13h24
J'étais dans le soi 2 de samsen road à Bamlangphu (Bangkok) deux heure du matin, dans la chaleur moite à plus de 30 °...
Dans un boui boui j ai vu le matche avec 2 monégasques rencontrés par hasard une heure avant le matche.
La délivrance sur le but de Giuly, j ai embrassé (au sens littéral) la serveuse qui a pas apprécié du tout :rire:

J'ai couru comme le 12 juillet 98 sur l'avenue a milieu des voitures, mais c'était encore plus fort :love:

Sheik
07/04/2014, 13h42
Un moment que je ne m'explique pas: le but de Raul. Je n'ai jamais été plus confiant qu'après ce but. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me paraissait évident que ça allait transcender l'ASMfc et faire dormir le Real.
Match magique.

Mimo
07/04/2014, 13h44
Et ce loupé monumental de Raul dans les dernières minutes seul face à Roma, on en parle pas assez de ça. Même quand je revois le match j'en tremble encore!!

Dayi'
07/04/2014, 15h48
Ce match, nous devions le perdre. Pendant une demi-heure, on a pas vu le jour; les mecs en face jouaient tranquille et ont logiquement ouvert le score. Même Borja, un obscur produit de la fabrica, contrôlait la chique au milieu de terrain. Nous étions vraiment impuissant, c'était difficile à encaisser après un parcours aussi brillant.
Puis le réveil, et effectivement, le Réal qui gâche pas mal d'opportunités.
En parlant d'opportunités, j'ai le souvenir d'un nombre incroyable d'occasions franches gâchées par le Réal à l'aller, de la tête de Nando, seul, entouré de 5 madrilènes.

Cette qualification est venue des Dieux.

Sheik
07/04/2014, 16h15
Ce match, nous devions le perdre. Pendant une demi-heure, on a pas vu le jour; les mecs en face jouaient tranquille et ont logiquement ouvert le score. Même Borja, un obscur produit de la fabrica, contrôlait la chique au milieu de terrain. Nous étions vraiment impuissant, c'était difficile à encaisser après un parcours aussi brillant.
Puis le réveil, et effectivement, le Réal qui gâche pas mal d'opportunités.
En parlant d'opportunités, j'ai le souvenir d'un nombre incroyable d'occasions franches gâchées par le Réal à l'aller, de la tête de Nando, seul, entouré de 5 madrilènes.

Cette qualification est venue des Dieux.

Je crois que c'est là que tout se joue. Les madrilènes étaient en demi jusqu'à ce but surréaliste. C'était le but de l'espoir, alors qu'on avait pris complètement l'eau à Bernabeu dès que les galactiques ont chercher à accélérer.
Au retour, on est mort de faim, avec rien à perdre. Et Madrid croit pouvoir gérer tranquillement son avance face à une équipe bien plus faible. Et puis le miracle...

jay-esse-jay
14/09/2014, 17h34
Quelqu'un pourrait mettre le match entier sur le forum svp? Merci d'avance.

jay-esse-jay
25/09/2014, 19h01
Petit up! C'est super important pour moi. Personne ne peut mettre le match en ligne svp? :pleure:

djayan
26/02/2015, 18h48
Praeil, aucun des liens sur ce topic ne fonctionne.
Quelqu'un a-t-il même un résumé du match avec les commentaires d'origine et non les musiques immondes et assourdissantes qui vous enlèvent le plaisir du live ?

jay-esse-jay
02/03/2015, 18h01
Oui, SVP, quelqu'un se dévoue ??? :pleure:

djayan
17/09/2016, 20h48
C'est toujours rageant de vouloir retrouver les traces de ce match et de ne rien avoir à se mettre sous la dent.

Diffusé en direct sur TF1 (à l'ancienne quoi) avec le duo Roland - Larqué. Toujours pas de news à ce niveau ?

bibo
17/09/2016, 23h21
https://mega.co.nz/#!1dZFBYBK!NSdNcf0x4-LeuNr1e2rq_AeCSMutggxPR-c9FymXx7M
https://mega.co.nz/#!IJhXELRa!UuH2c730Za-qxh5hBaA2yBAFm8ipzfJVQ1gG1e2SGOU

Tous les matchs de l'épopée :
http://www.soccers.fr/index.php?/topic/187929-as-monaco-ligue-des-champions-20032004/#comment-11629184

djayan
26/09/2016, 16h05
:pleure:

Comment dire ? Un énorme merci

:ave:

Raiden
15/03/2017, 09h21
Et Monaco devint galactique...

http://www.asm-vizu.net/newreply.php?do=postreply&t=13710LE 6 AVRIL 2004, L'ASM SORTAIT LE REAL DE ZIDANE, RONALDO ET FIGO EN QUARTS DE FINALE DE LA C1, APRÈS AVOIR EFFACÉ UN DÉBOURS DE DEUX BUTS (2-4, 3-1). DE QUOI INSPIRER LES MONÉGASQUES ?En Coupe d'Europe, chaque match a son histoire et les racines de l'exploit ne poussent pas toutes sur un terreau identique. Dans la composition du substrat psychologique qui a permis à Monaco de préparer le terrain à son illustre retournement de situation, figure une dose de vexation, éprouvée après la défaite à Madrid (2-4), le 24 mars 2004. «Tous les supporters présents à l'aéroport avaient applaudi à notre passage avant de reprendre l'avion et les gars avaient un peu les boules, raconte JeanLuc Ettori, entraîneur des gardiens à ce moment-là. Ludo (Giuly) et Dado (Prso) disaient : "Putain, regarde-moi ça, ils nous applaudissent alors qu'on en a pris quatre et qu'on a perdu !" Ça partait d'un bon sentiment mais ils étaient vexés, car ces remerciements n'avaient pas leur place pour des perdants. Ils ne voulaient pas non plus des sifflets, mais ça les avait atteints. Ç'avait aussi été pour eux une façon de dire qu'au retour, ils allaient tout donner pour ces gens qui les félicitaient, même après une défaite.»
"Didier (Deschamps) avait un peu défini toute la partie avant de l'avoir jouée" FABRICE POULLAIN, COORDINATEUR SPORTIF À L'ÉPOQUEL'orgueil est touché, donc, mais cela indique aussi que tous les espoirs ne sont pas coulés. En face, pourtant, se dresse le Real des Galactiques, surnom approprié à cet amas d'étoiles aussi luisantes les unes que les autres. Zidane+ Ronaldo + Raul + Beckham (*) + Figo: l'addition est monumentale pour le président Florentino Pérez, roi du béton et qui a privilégié l'or comme matériau pour bâtir une formation somptueuse. Une sélection mondiale comme on en confectionne ponctuellement pour les rencontres de charité, sauf que celle-ci joue en permanence. « C'était donc un match de gala et, autour de nous, personne n'y croyait, sourit Gaël Givet. Les gens étaient contents de voir évoluer cette équipe et pensaient que c'était la fin de l'aventure. Mais, dans notre petit cocon, on n'a pas cessé d'y croire. Didier Deschamps était le premier à y croire et c'est ce qu'il nous a transmis.»
En effet, l'actuel sélectionneur national a donné à ses joueurs la foi, pas celle qui aveugle, mais celle qui ouvre les yeux sur le chemin à suivre. «Lors de sa causerie faite avant le match retour, il avait été visionnaire, abonde Fabrice Poullain, coordinateur sportif à l'époque. C'était un discours très intense. Didier avait un peu défini toute la partie avant de l'avoir jouée. Il avait annoncé que le fait de se retrouver menés, si ça arrivait, ne changerait rien, ni notre manière de jouer, ni la possibilité de revenir. On pouvait très bien se qualifier quand même. Après l'ouverture du score (Raul, 36e), nos deux premiers buts ont d'ailleurs été marqués juste avant (Giuly, 45e + 2) et juste après (Morientes, 48e) la pause, ce n'est pas un hasard. C'est ce qu'il avait prévu. Ça démontrait aussi une force de caractère énorme de la part de l'équipe. »
Au niveau humain, on avait créé quelque chose. Avec des leaders tels que Ludo, Bernardi ou Évra, qui parlait beaucoup, déjà" GAËL GIVETÀ l'aller, déjà, en toute fin de rencontre, les Monégasques avaient trouvé les ressources pour adoucir une note salée, grâce à Morientes (2-4, 83e), alors qu'une vague de quatre buts consécutifs venait de les engloutir. Grâce à sa tête piquée, l'attaquant espagnol avait rendu un peu moins haute la montagne à escalader pour se qualifier. « D'un strict point de vue mathématique, il suffisait de l'emporter 2-0, mais le Real Madrid avait de grandes chances d'en marquer un, poursuit Ettori. Il n'y avait pas d'abattement parmi le groupe, mais on ne faisait pas des rêves trop grands, non plus. On avait préservé un peu de piment.» Il n'en fallait pas plus à cette équipe insouciante, vivifiée par sa jeunesse et traversée par les courants de la solidarité. « Au niveau humain, on avait créé quelque chose, opine Givet. Avec des leaders tels que Ludo, Bernardi ou Évra, qui parlait beaucoup, déjà. Mais, avant le retour, les paroles comptaient moins que les actes : on voyait à l'entraînement qu'on était mobilisés.»
Et, à l'heure d'aborder cette seconde manche, ils avaient pour atout d'avoir déjà observé de près les astres madrilènes : ça les a aidés à avoir moins mal à la rétine, à Louis-II. « Si on les avait désacralisés ? Oui, estime Givet. À la fin du match de groupes gagné 8-3 contre La Corogne (5 novembre 2003), Raul, qui était pote avec Morientes, est venu dans notre vestiaire et on lui a demandé des autographes, on l'a fait signer sur nos maillots. C'est vrai qu'on jouait contre des idoles et qu'il fallait se débarrasser de ce sentiment une fois sur le terrain. En ce sens, le match aller nous a un peu désinhibés. Et, au retour, on a joué les yeux dans les yeux et on les a éliminés. C'était pourtant des Ballons d'Or en veux-tu, en voilà. Et nous, on ne possédait pas d'expérience: pour la plupart des joueurs, il s'agissait de la première saison en Ligue des champions.» Ce furent des débuts en fanfare, dont la musique joyeuse résonne encore dans les têtes.
(*) Le milieu anglais était suspendu au retour, comme Zikos et Bernardi côté monégasque.

kitohiro
05/09/2017, 16h43
Les 4 buts avec la musique qui va bien et les commentaire de thierry Roland ;) :
https://www.facebook.com/ASMonacoFCFrance/videos/10155845278559548/

Top 3 des matchs où j'ai eu le plus d'émotions.