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Le Breizhilien
07/06/2005, 12h16
Franck Leboeuf vient de l'annoncer, le football pro c'est fini pour lui!

C'est donc le moment d'effectuer un petit retour sur la carrière de ce champion du monde et d'Europe.

Le petit Frankie a longtemps galéré avant de percer à Strasbourg puis de rejoindre Chelsea au début de la période Bosman. Tout s'accélère pour lui puisqu'il devient le remplaçant attitré de la paire Blanc-Desailly en Edf.

Le point culminant de sa carrière est évidemment sa finale de Coupe du Monde durant laquelle il remplace au pied levé un Laurent Blanc suspendu et musèle vaillament un Ronaldo épileptique :rire:

Malgré tout, le petit Frankie se sent mal-aimé et regarde avec jalousie le grand Laurent Blanc qui suscite l'admiration de tous.
Pourtant, Frankie fait des efforts: il se montre à toutes les soirées londoniennes, multiplie les plateaux télé au bras de son veau (...euh, pardon de sa femme), se rase soigneusement le crâne pour susciter la même sympathie qu'un Fabien Barthez ou peut-être inconsciement pour se voir adouber d'une bise sur le crâne par sa majesté Laurent Blanc, il fait même équipe avec le roc ghanéen comme pour mieux voler la place du Président.

Mais rien n'y fait. Frankie qui se croyait seigneur de Chelsea est décrié par ses propres sujets qui proposent de lui payer le billet d'avion pour la Principauté afin qu'il y signe durant le mercato hivernal 2000/2001. Heureusement pour nous, sieur Campora fait finalement marche arrière.

L'été suivant, Frankie quitte finalement le comté de Chelsea sous les hourras d'une foule en délire comme libérée après une longue période de torture footbalistique. Direction la cité phocéenne où il aura une nouvelle fois la lourde tâche de remplacer un certain Laurent Blanc dans le coeur des supporters.

Sa première année sous le joug du dictateur Bernard Tapie apparaît presque bonne comparé à la médiocrité de ses partenaires de goulag. La deuxième, sous la direction d'un autre homme de fer, Alain Perrin, est plus difficile en dépit des bons résultats. Malgré le poids des ans, Frankie veut continuer à croire qu'il peut être Laurent Blanc à la place de Laurent Blanc mais un soir d'avril 2003, la samba endiablée de Ronaldinho renvoie Frankie face à ses démons: les relances longues dont il a tant abusé durant toute sa carrière pour tenter d'imiter le maître et son placement hasardeux coûte le titre à Marseille.
Le Boeuf ne deviendra jamais le beau cheval Blanc, ni calife à la place du calife.

Dans un ultime effort pour contredire l'adage (et accessoirement engranger quelques pétro-dollars de plus), Frankie s'envole pour le pays des princes et des purs-sang arabes mais on n'échappe pas à la réalité.

Au crépuscule de sa carrière, Leboeuf lâche une dernière parole empreinte d'amertume: «J'arrête. Je n'ai pas l'intention de faire un effet d'annonce autour de ça. Je trouve ça tellement pathétique de mettre en scène sa retraite à la Une des journaux». Zidane appréciera :siffle:

Teg
07/06/2005, 12h30
Fermé pour doublon, après excuses rendues publiques du posteur. Après une séance d'imolation par le feu en place publique, nous sommes certains qu'il ne recommencera plus. :rire:

http://www.asm-vizu.net/viewtopic.php?t=3147